Aveyron Labo

Des cas de fièvre charbonneuse dans les Hautes-Alpes

Après la découverte de 6 vaches mortes le 28 juin dernier à Montgardin, près de Gap, de nouveaux cas de fièvre charbonneuse ont été déclarés : 23 foyers distincts recensés.

Provoquée par une bactérie "Bacillus anthracis", la maladie cause une mort foudroyante chez les bovins, souvent en moins de 24 heures.

L'animal présente notamment un gonflement abdominal et des hémorragies au niveau des orifices naturels.

La maladie est rare mais non exceptionnelle. Depuis 1999, plus d'une centaine de foyers ont été enregistrés en France, davantage durant les étés chauds qui suivent des périodes de pluies abondantes.

 

Source : revue "La semaine vétérinaire", le 22/08/2018

Tuberculose bovine : nouvelle étude sur le rôle des renards

La Tuberculose bovine est une maladie zoonotique connue chez les bovins. Or elle affecte aussi des espèces sauvages telles que le sanglier, le cerf élaphe, le blaireau et le renard roux, ce dernier considéré comme un cul-de-sac épidémiologique pouvant être infecté mais ne jouant qu’un rôle mineur dans la transmission et donc ne faisant pas partie des espèces visées par la surveillance nationale (Sylvatub).

En 2015, lors d’une initiative ponctuelle menée en Dordogne, dans une zone où la tuberculose est endémique, sur 6 renards piégés, 4 ont été infectés par M. bovis. L’examen n’a révélé aucune lésion ; la maladie a été détectée dans les fecès de tous les renards roux infectés, et pour un seul dans les urines et dans le mucus oro-pharyngé.

L’étude met en exergue qu’il existe un risque réel que les renards roux interagissent avec les animaux d’élevage ; cette espèce étant souvent rencontrée à proximité ou dans les bâtiments d’élevage. Il semblerait donc que leur rôle de réservoir hôte de la bactérie ait été souvent sous-estimé.

Une étude est en cours pour localiser d’autres renards roux dans la zone d’où provenaient les renards infectés, la prévalence de l’infection, les caractéristiques de la pathologie dans cette espèce, et les voies d’exposition et d’excrétion.

Les résultats sont attendus pour la fin de l’année 2018.

Extrait de l’ESA, plateforme de surveillance épidémiologique - 25.05.2018

Les signes cliniques induits par les virus BTV-4 & BTV-8 en France métropolitaine

Le bulletin épidémiologique Anses DGAL vient de publier un article sur les signes cliniques induits par les virus BTV-4 et BTV-8 de la fièvre catarrhale ovine en France métropolitaine.

En résumé, des signes cliniques les plus fréquents étaient :

  • Pour les bovins atteints par la FCO-8 entre le 16 août 2017 et le 24 janvier 2018 : abattement et dépression (41 %), chute d’appétit et anorexie (35 %), avortement (32 %). Même si la FCO ne peut entraîner des avortements (avec infection de l’avorton), un lien de causalité n’a pas pu être déterminé pour la plupart des foyers dû à l’absence d’analyse sur l’avorton. Une révision des critères de suspicion clinique de FCO est donc en cours, incluant les avortements, avec des modalités de confirmation biologique adaptées.
  • Chez les ovins et caprins infestés par le virus BTV-4 en Corse au 24 janvier 2018 : abattement ou dépression (78 %), œdème de la face, inter-mandibulaire ou du mufle (42 %), jetage nasal, perte d’appétit ou anorexie, et hyperthermie (33 %). Aucun foyer clinique de FCO-4 n'a été détecté en France continentale à ce jour. Cependant, le faible nombre de foyers détecté depuis novembre 2017, majoritairement durant une période d’inactivité vectorielle, laisse envisager une possible apparition de foyers cliniques au printemps-été 2018. La surveillance événementielle est donc fondamentale afin de surveiller les évolutions possibles de la circulation virale et de l’impact clinique du BTV-4.

Réf : Plateforme ESA - pour plus de details : http://bulletinepidemiologique.mag.anses.fr/sites/default/files/O-008_2018-03-12_FCO4-France_Pandolfi_VF.pdf
 

Cas de FCO de sérotype 4 en Haute-Savoie

Un cas de FCO de sérotype 4 a été détecté et confirmé le 6 novembre 2017 par le LNR Anses (laboratoire nationale de référence) chez un veau de 15 jours provenant d’une exploitation de Haute-Savoie et destiné à être exporté vers l’Espagne.

Il s’agit du premier cas de sérotype 4 en France continentale, alors que le sérotype de type 8 sévit depuis 2015.

Conformément à la réglementation de l’UE, des mesures d’urgence ont été prises :

-        un périmètre interdit de 20 kilomètres autour de l’exploitation d’origine

-        une vaccination d’urgence dans la zone de protection

-        tous le animaux présents dans le cheptel d’origine vont être contrôlés

-        5 départements sont en zone de protection (100 km autour du foyer)

Pour rappel, ce virus BTV4 circule en Corse, Sardaigne et Italie du Nord.

Le plan Eco Antibio 2 (2017-2021)

Le second plan pour diminuer l'utilisation des antibiotiques vétérinaires est arrivé.

Le but est d'obtenir la même tendance de baisse de l'utilisation d'antibiotiques que pour l'Eco Antibio 1 :

- pas d'objectif chiffré (sauf pour la Colistine)

- volonté d'aller plus loin dans les bonnes pratiques, la formation, et la sensibilisation sur le sujet

Le plan se décline en 20 mesures ; elles sont réparties en quatre axes :

1. développer des mesures de prévention des maladies infectieuses et faciliter le recours aux traitements alternatifs

2. communiquer et former sur les enjeux de lutte contre l'antibiorésistance

3. mettre à disposition des outils d'évalutation et de suivi du recours aux antibiotiques ainsi que des outils pour leur prescription et admnistration responsables

4. élargir ces efforts vers l'Union européenne et l'international.

 

 

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